[NAIROBI, Kenya, January 29, 2026]—The Fourth Session of the Intergovernmental Negotiating Committee (INC) on the UN Framework Convention on International Tax Cooperation is set to begin from 2 – 3 and 5 – 13 February 2026 at the United Nations Headquarters in New York.
During this session, the focus will remain on the draft text of the Framework Convention and the two early protocols on taxation of income from cross-border services, as well as dispute prevention and resolution. It follows the Third Session of the INC that was held in Nairobi, Kenya, in November 2025.
The process of the UN Framework Convention on International Tax Cooperation, actively championed by civil society and the Africa Group, has laid a firm foundation for an international tax system capable of delivering on the mandate for sustainable development and addressing global inequalities. Reflecting on the process to date, Ms. Chenai Mukumba, Executive Director of Tax Justice Network Africa (TJNA), commented:
“In Nairobi, the Africa Group led with conviction and clarity, advancing proposals aimed at restoring taxing rights to the Global South. While we were able to push back against multiple attempts to dilute the ambition of the Framework Convention, significant work remains in New York. This process must ultimately deliver the fiscal space urgently needed to support public services, strengthen climate resilience, and uphold dignity for our people. The global community must now build on the momentum from Nairobi and deliver a robust and fair Framework Convention by 2027.”
Key Areas of Focus in the Fourth Session in New York, February 2026
Building on the substantive negotiations in Nairobi, the New York session is expected to center on three critical issues: how taxing rights are allocated, how countries cooperate to combat tax abuse, and how transparency through the exchange of information is strengthened.
Article 5 of the most recent draft Framework Convention addresses the fair allocation of taxing rights, challenging the longstanding reliance on permanent establishment as the primary basis for taxing multinational enterprises. It seeks to rebalance global tax rules by enabling countries, particularly in the Global South, to tax multinational entities based on where users are located, value is created, and real economic activity takes place.
While efforts to strengthen source-based taxing rights are commendable, there remains significant scope to go further. This provision is therefore expected to generate robust, but necessary, debate, with the Africa Group continuing to call for clearer and stronger language that allocates a greater share of taxing rights to developing countries.
Article 9 of the latest draft of the Framework Convention on Mutual Administrative Assistance (MAA) is also expected to attract divergent views among Member States. The article seeks to establish broad measures for mutual administrative assistance to combat tax evasion, illicit financial flows, and base erosion by multinational enterprises. MAA is a foundational pillar of international tax cooperation, playing a central role in advancing exchange of information and strengthening tax transparency. In New York, discussions on this article are likely to focus on the role of the Conference of the Parties (COP), concerns around potential duplication with existing international frameworks, and the inclusion of public country-by-country reporting.
Notably, while exchange of information was previously addressed under Article 9, the current draft of the Framework Convention now contains a dedicated provision, Article 10, following proposals from civil society and Member States to treat exchange of information as a standalone pillar of international tax cooperation.
Reflecting on the progress made in Nairobi and looking ahead to New York, Ms. Mukumba stated:
“The consensus achieved in advancing the text is a clear victory for multilateralism. While there remains scope to further strengthen the framework, this moment deserves recognition. Our focus must now turn to ensuring that this promising text ultimately becomes a legally binding reality.”
A recap of the Nairobi session is available in our session briefings, accessible here. The draft text of the framework convention and other relevant documents on the protocols are available on the INC website https://financing.desa.un.org/inc/fourthsession.
About Tax Justice Network Africa
Tax Justice Network Africa (TJNA) is a pan-African organisation and a member of the Global Alliance for Tax Justice. TJNA promotes socially just, accountable, and progressive taxation systems in Africa. It advocates tax policies with pro-poor outcomes and tax systems that curb public resource leakages and enhance domestic resource mobilisation.
For more information about the Fourth Session of the Intergovernmental Negotiating Committee (INC) on the UN Framework Convention on International Tax Cooperation, please contact Everlyn Muendo via emuendo[@]taxjusticeafrica.net
French version
NAIROBI, Kenya, 29 janvier 2026 — La quatrième session du Comité intergouvernemental de négociation (CIN) sur la Convention-cadre des Nations Unies relative à la coopération fiscale internationale doit se tenir du 2 au 3 et du 5 au 13 février 2026 au Siège des Nations Unies à New York.
Au cours de cette session, l’accent restera mis sur le projet de texte de la Convention-cadre ainsi que sur les deux protocoles précoces relatifs à l’imposition des revenus issus des services transfrontaliers, de même que sur la prévention et le règlement des différends. Cette session fait suite à la troisième session du CIN, tenue à Nairobi, au Kenya, en novembre 2025.
Le processus de la Convention-cadre des Nations Unies sur la coopération fiscale internationale, activement porté par la société civile et le Groupe africain, a posé des bases solides pour un système fiscal international capable de répondre au mandat du développement durable et de lutter contre les inégalités mondiales. Revenant sur le processus à ce jour, Mme Chenai Mukumba, Directrice exécutive du Tax Justice Network Africa (TJNA), a déclaré :
« À Nairobi, le Groupe africain a fait preuve de conviction et de clarté en faisant avancer des propositions visant à rétablir les droits d’imposition du Sud global. Bien que nous ayons réussi à repousser plusieurs tentatives d’affaiblissement de l’ambition de la Convention-cadre, un travail considérable reste à accomplir à New York. Ce processus doit, en définitive, permettre de créer l’espace budgétaire dont nous avons urgemment besoin pour soutenir les services publics, renforcer la résilience climatique et préserver la dignité de nos populations. La communauté internationale doit désormais s’appuyer sur l’élan né à Nairobi et adopter une Convention-cadre solide et équitable d’ici 2027. »
Principaux axes d’attention lors de la quatrième session à New York, février 2026
S’appuyant sur les négociations de fond menées à Nairobi, la session de New York devrait se concentrer sur trois questions essentielles : la répartition des droits d’imposition, la coopération entre pays pour lutter contre les abus fiscaux, et le renforcement de la transparence par l’échange d’informations.
L’article 5 de la version la plus récente du projet de Convention-cadre traite de la répartition équitable des droits d’imposition, remettant en question la dépendance de longue date à l’égard de l’établissement stable comme principal fondement de l’imposition des entreprises multinationales. Il vise à rééquilibrer les règles fiscales mondiales en permettant aux pays, en particulier ceux du Sud global, d’imposer les entités multinationales en fonction du lieu où se trouvent les utilisateurs, où la valeur est créée et où l’activité économique réelle se déroule.
Bien que les efforts visant à renforcer les droits d’imposition fondés sur la source soient louables, il existe encore une marge importante pour aller plus loin. Cette disposition devrait donc susciter des débats soutenus, mais nécessaires, le Groupe africain continuant de plaider pour un langage plus clair et plus fort attribuant une plus grande part des droits d’imposition aux pays en développement.
L’article 9 du dernier projet de Convention-cadre relatif à l’assistance administrative mutuelle (AAM) devrait également susciter des points de vue divergents parmi les États membres. Cet article vise à établir de larges mesures d’assistance administrative mutuelle afin de lutter contre l’évasion fiscale, les flux financiers illicites et l’érosion de la base d’imposition par les entreprises multinationales. L’AAM constitue un pilier fondamental de la coopération fiscale internationale, jouant un rôle central dans la promotion de l’échange d’informations et le renforcement de la transparence fiscale. À New York, les discussions sur cet article devraient se concentrer sur le rôle de la Conférence des Parties (COP), les préoccupations liées à une éventuelle duplication avec les cadres internationaux existants, ainsi que l’inclusion de la déclaration publique pays par pays.
Il convient de noter que, bien que l’échange d’informations ait été précédemment traité à l’article 9, le projet actuel de Convention-cadre comporte désormais une disposition dédiée, l’article 10, à la suite de propositions émanant de la société civile et des États membres visant à considérer l’échange d’informations comme un pilier autonome de la coopération fiscale internationale.
Réfléchissant aux progrès réalisés à Nairobi et se projetant vers New York, Mme Mukumba a déclaré :
« Le consensus atteint dans l’avancement du texte constitue une victoire claire du multilatéralisme. Bien qu’il reste possible de renforcer davantage le cadre, ce moment mérite d’être salué. Notre attention doit désormais se tourner vers la concrétisation de ce texte prometteur en une réalité juridiquement contraignante. »
Un récapitulatif de la session de Nairobi est disponible dans nos notes de session, accessibles ici. Le projet de texte de la Convention-cadre ainsi que les autres documents pertinents relatifs aux protocoles sont disponibles sur le site web du CIN : https://financing.desa.un.org/inc/fourthsession.
À propos de Tax Justice Network Africa
Tax Justice Network Africa (TJNA) est une organisation panafricaine et membre de l’Alliance mondiale pour la justice fiscale. TJNA promeut des systèmes fiscaux socialement justes, responsables et progressifs en Afrique. Elle plaide pour des politiques fiscales favorables aux populations les plus démunies et pour des systèmes fiscaux qui limitent les fuites de ressources publiques et renforcent la mobilisation des ressources nationales.
Pour plus d’informations sur la quatrième session du Comité intergouvernemental de négociation (CIN) sur la Convention-cadre des Nations Unies relative à la coopération fiscale internationale, veuillez contacter Everlyn Muendo via emuendo[@]taxjusticeafrica.net.
